La propreté, cette galère qu'on a réglé en huit jours

by - 11:55

Ce sujet ne va pas passionner tout le monde, on est bien d'accord... Mais si vous êtes parents d'enfants de moins de trois ans et que la rentrée scolaire vous angoisse à cause de la propreté : installez-vous et faites comme chez vous !

La propreté donc, le fameux troisième "sujet" après la marche et la parole... Si vous êtes parents, préparez-vous à être persécuté par cette fameuse question "alors, il est propre ?", les gens sont fascinés par ce qu'il se passe dans la couche de votre merveille !

On dit qu'un enfant devient propre aux alentours des deux ans... Ça, c'est dans les bouquins car en réalité c'est loin d'être le cas ! J'ai reçu tellement de messages à ce sujet que je me suis dit qu'il pourrait être intéressant d'en parler une fois le "problème réglé". 

Je vous expose les faits direct : nous avons fait l'inverse de tout ce qui était conseillé. Pourquoi ? Parce que comme je le répète à chaque fois que j'en ai l'occasion, chaque enfant est UNIQUE (voir mon article sur les gens qui comparent les enfants ici). Il est donc conseillé de proposer le pot à l'enfant lorsqu'il a environ 2 ans, ensuite de l'aider à s'installer, de ne pas le laisser plus de deux ou trois minutes et de le féliciter lorsqu'il a réussi à faire "pipi dans le pot" mais de ne pas le récompenser car il fait ça pour lui, et non pour vous. Voilà les conseils que j'ai retrouvés à peu près partout.

Lucas se foutait littéralement du pot, il est resté des mois dans la salle à manger (et on s'est joyeusement vautrés deux ou trois fois en trébuchant dessus) mais il n'y prêtait pas attention. Nous avons essayé de l'asseoir dessus et là, mega crise ! Hurlement, pleurs... j'ai préféré laisser tomber et attendre un peu. C'est d'ailleurs à ce moment que le ballet incessant du "alors il propre ?" a commencé. 

Puis, un jour il a commencé à nous parler de ce qu'il se passait dans sa couche... Il en avait donc bien conscience. Nous avons alors tenté le grand retour du pot dans la salle à manger et là, il a joué avec, l'a utilisé pour ranger ses petites voitures, ses Duplo, mes lunettes... Puis il a accepté de s'asseoir dessus. Premier cap qui nous a alors permis de commencer l'apprentissage de la propreté.

Les explications 

Je lui ai longuement expliqué qu'il était en train de devenir grand, que son anniversaire approchait et qu'il serait plus à l'aise sans couche, surtout pour jouer et pour aller à l’école... Je lui ai aussi dit qu'il avait une autre option "de grand" carrément plus cool à découvrir. Je lui ai expliqué en détail ce qu'il pouvait faire dans ce fameux pot, que les accidents n'étaient pas graves du tout et qu'il allait y arriver tout doucement. 

Je l'ai donc aidé à s'installer plusieurs fois lors de la première matinée, deux ou trois minutes (en suivant les recommandations), sans résultat. 



La grande cérémonie du pot

Je vous dresse le tableau : Lucas sur son pot, moi à quatre pattes devant à l'encourager comme une sage-femme lors d'un accouchement ahah... Il est conseillé de ne pas laisser l'enfant plus de 2/3 minutes car cela ne sert à rien : faux, c'est une des choses qui nous a menés à la propreté. Au bout de dix minutes (et parce que j'ai eu de la chance) le miracle s'est produit dans ce vilain pot vert ! Lucas n'a même pas compris ce qui se passait au départ MAIS en voyant ma réaction (je vous passe volontairement les détails car j'ai tellement braillé qu'on a frôlé le tapage diurne) il a raisonné de cette manière : maman est super contente - elle regarde le pot en applaudissant - elle est donc fière de moi grâce à ce que je viens de faire - ça ne me demande pas trop d'efforts - je vais essayer de recommencer !

Et voilà, le truc était lancé... en 10 minutes.

La récompense 

"Il faut le féliciter mais pas le récompenser car il fait ça pour lui, et non pour vous"... Pas d'accord. Alors, évidemment qu'il fait ça pour lui, mais Lucas n'a jamais été gêné par sa couche, il était très bien comme ça. C'est MOI qui lui demande de changer ses petites habitudes, il le fait déjà pour me voir sauter partout comme une dingue, pour que son père soit content et seulement après, il fait ça pour "devenir grand". Nous avons donc décidé de l'encourager en lui offrant une petite voiture à chaque fois qu'il réussissait "l'exploit". Évidemment il a tout de suite compris et joué le jeu : ""maman hystérique qui danse en disant "Bébou c'est le meilleurrrrr" et une petite voiture, ça vaut le coup cette affaire"".

Au bout de quelques jours nous sommes passés à une petite voiture par jour pour commencer à "normaliser" la chose et à accentuer la vraie raison de tout cela : devenir propre pour grandir; il s'agissait juste de lui donner l'impulsion.

Nous avons alors commencé à nous passer de couche pendant une heure, puis deux, puis trois... Et Lucas est devenu propre de jour, huit jours après s'être assis pour la première fois sur le pot. Puis nous sommes directement passés du pot au réducteur pour éviter de l'habituer à cette étape intermédiaire.


Cette "méthode" improvisée a fonctionné chez nous, avec Lucas; je ne peux pas vous garantir qu'en répétant les mêmes mots/gestes les choses seront plus simples avec votre trésor... En revanche, si vous êtes paumés car la première rentrée scolaire arrive bientôt, vous pouvez toujours essayer, qui sait ?

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7 commentaires

  1. Super intéressant ton article. Mon garçon a 2 ans et demi et a toujours des couches, tout simplement car j'ai le sentiment qu'il n'est pas encore prêt. Il dit non ou hurle quand on propose le pot. Par contre, si je le laisse les fesses à l'air et le pot pas loin, il y va de lui même, par jeu ou par interêt. Il y reste uniquement quelques secondes et souvent fait pipi juste après debout. Je pense qu'il commence à faire le lien mais ne maitrise pas totalement la chose. Ce que j'ai surtout comme sentiment c'est qu'il a envie de faire par lui même, qu'on ne le force pas. J'ai déjà expliqué que sans les couches il serait mieux car il déteste qu'on le change, mais pour l'instant il fait la sourde oreille. BrefJ'ai encore quelques mois devant moi avant la maternelle. Ce qui m'angoisse le plus c'est la propreté pendant les dodos... Comment compte tu faire ?
    Pour ton idée de "cadeau", je n'adhère pas totalement. Après comme tu dis, c'est chacun sa méthode, il n'y en a pas de mauvaises ni de bonnes. Je suis contente en tout cas que ça se soit bien passé pour toi.
    Bisous.

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    1. J'ai eu exactement le même cas que toi à la maison: un refus clair et net du pot. Pour le coup, notre fils a la chance d'être à la crèche la journée et a pu voir les autres enfants aller aux toilettes (taille adaptée aux petits, ce qui est top) et a commencé à y réfléchir. Accessoirement, on lui a lu un livre sur l'école (l'imagerie des tout petits) et on lui a expliqué qu'il ne pourrait y aller que quand il ne mettrait plus de couche et comme il avait très envie d'aller à l'école, ça l'a pas mal débloqué.
      Mais il ne voulait toujours pas mettre de slip, même s'il ne faisait plus rien dans sa couche... jusqu'à il y a peu. Un jour, il m'a dit qu'il ne voulait pas de slip parce qu'il ne voulait pas aller à l'école (girouette powaaa) et j'ai eu l'occasion de lui expliquer que les slips c'était aussi et surtout une question de confort et qu'il pourrait faire plus de choses, notamment courir plus vite, s'il mettait des slips à la place de la couche.
      Pour le coup, l'argument a frappé et il a fini par demander à mettre des slips. On avait gardé les couches pour les dodos, jusqu'à ce qu'il demande à ne plus en mettre également pour les siestes, puis pour les nuits. La première nuit on a eu un pipi au lit. La seconde, il a voulu une couche, la troisième c'était hier, il a demandé un slip et n'a pas eu de problème.
      Petite astuce de ma belle soeur pour régler les pipis au lit en deux temps trois mouvements: tu mets une alèse, puis un drap, puis une autre alèse puis un autre drap. Comme ça, en cas d'accident, tu dégages l'épaisseur alèse+drap du dessus et tu recouches tout le monde illico!

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  2. Bonjour Laura.
    Bravo pour Lucas déjà.
    Moi ma fille a été propre de jour là premiere semaine de janvier (elle va avoir trois ans en septembre) et tout comme ton fils elle rentre à l'école en septembre . Quelques fuites de tps en tps où je la grondait mais qui au final ne servait à rien. Donc j'ai décidé de ne rien dire quand c'était des petites fuites. Et maintenant ça le fait nikel. Par contre pour la nuit ce n'est pas ça. Des fois y a presque rien et des fois c'est plein. Pas évident pour la nuit. Si tu as des idées ? ☺

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  3. Merci Laura pour ton article, ma fille à 2ans et 2 mois et je suis dans la période "Alors elle est propre ?" Ce qui est particulièrement relou quang les gens comparent avec d'autres enfants...poue le moment elle refuse de s'asseoir donc je lui laisse du temps !

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  4. Bravo !

    Ici c'est très ponctuel le pot, il fait parfois, et refuse parfois même d'y aller. Et parfois sur les toilettes.

    Faut que je mette en place une stratégie ^^ tu m'as motivé.

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  5. je suis aussi en plein dans le sujet avec ma fille
    ici on test l'autocollant des qu'elle y va
    plus qu'a attendre pour voir ce que sa donne

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  6. Rentrée des classes en septembre et ses 3 ans dans la foulée, on est aussi en pleine étape du pot. Ça fait déjà 3/4 semaines qu'on lui propose le pot le soir et le weekend en journée aussi, et ça va plutôt bien. On enlèvera définitivement la couche début juillet en espérant que ce soit ok pour lui. Je voulais pas le brusquer, et on était pas prêt nous à tout arrêter d'un coup. Y'a pas une seule methode pour la propreté, le tout c'est d'y arriver !

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