Tu verras, ça passera ! Un jour, tu oublieras.

by - 19:44


Lorsque j'étais enceinte, on m'avait dit qu'après quelques heures, les mauvais souvenirs de l'accouchement allaient disparaître pour laisser place au bonheur... Que d'avoir mon fils dans les bras allait tout effacer, instantanément. J'aurais aimé que mon plus mauvais souvenir soit les douleurs de l'accouchement... J'aurais aimé avoir cette chance. 
J'ai été privée de lui, sans nouvelles et lorsque j'en avais, elles étaient terrifiantes. Aujourd'hui je suis envieuse, envieuse de toutes ces mamans qui ont eu le bonheur de vivre ça normalement, d'apprécier ces petites choses auxquelles on ne fait pas forcément attention jusqu'à ce qu'elles nous soient volées... 


On m'a volé ses premiers biberons, ses premiers bains, ses premières couches, ses premiers pleurs... la sonde remplaçait les biberons, les bips des machines remplaçaient les pleurs, la couche et les bandages pour maintenir les perfusions remplaçaient ses jolies tenues de poupon. 

On m'a volé cette jolie chambre fleurie avec ce tout petit berceau juste à côté, j'étais comme punie, "sans bébé" dans un service où l'on s'occupait de cancers et d'avortements, où les pleurs raisonnaient dans les couloirs. 

On m'a volé la joie de présenter fièrement mon enfant à mes proches puisque seuls les grands-parents étaient autorisés à voir leur petit-fils, 15 minutes, à deux et à condition de porter un équipement de la tête aux pieds. 

On m'a volé ce sentiment envahissant qui mêle la vie, la joie et le bonheur lorsque son enfant naît. A la place j'ai pleuré, prié, supplié, espéré.

On m'a volé notre premier câlin, nos premiers bisous, nos premières caresses, je n'ai pu le toucher que longtemps après, du bout des doigts, à travers une couveuse et avec un masque.

On m'a volé l'album de naissance avec le photographe de la maternité, celui pour lequel j'avais préparé toutes ces tenues plusieurs mois à l'avance. 

On m'a volé le Baby Blues, le peau à peau, l'allaitement, mon accouchement, mon bébé et aussi, mon insouciance...


Aujourd'hui, 768 jours après je suis toujours incapable de regarder les premières photos de lui car il est dans cette unité de néonatalogie branché de partout, je suis incapable de me séparer de lui, de relativiser lorsqu'il tombe ou qu'il est malade, de prendre conscience que chaque jour qui passe le rend plus grand, plus fort, moins fragile car j'ai une peur démesurée pour lui. Lorsque j'imagine ma prochaine grossesse je suis tétanisée à l'idée de revivre tout cela... 

A ceux qui m'ont dit "Tu verras, ça passera ! Un jour, tu oublieras", je n'ai qu'une chose à vous demander : quand ? 

On a eu beaucoup de chance dans notre malheur, aujourd'hui nous avons un beau "bébé" de 90cm et de 13 bons kilos qui est en pleine forme, souriant, heureux et plein de vie; ce n'était pourtant pas gagné. Notre histoire a une happy end malgré tout mais quelques blessures restent difficiles à soigner.

Je serai ravie de lire ou d'échanger avec les mamans qui ont souffert d'accouchements ou de naissances difficiles, et même avec les mamans pour qui tout s'est bien passé. Les papas sont les bienvenus ! N'hésitez pas à mettre un petit mot juste en dessous de l'article et surtout, si votre accouchement se passe bien, pensez à prendre le temps de savourer et de vous régaler de tous ces instants magiques <3

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31 commentaires

  1. Pour mon Gabriel ça n à pas été à ce point mais il est né prématurément pas eu le temps d avoir les piqûres pour les poumons. Il est né et est parti en couveuse, avec sonde, sous respirateur, couveuse chauffée. Je ne l avais pas dans la chambre bien sûr. J étais donc seule dans ma chambre. Une maman sans enfant. J allais le voir en néonat. Je partais une tenue aussi de la tête aux pieds, le caressais du bout des doigts ... les grands parents n ont pas eu le droit de rentrer et on fait sa connaissance derriere une vitre. Maintenant il a 4 ans et demi et je n ai toujours pas oublié. On oubliera jamais on apprend à vivre avec

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  2. Je me reconnais vraiment dans tes propos. Je ne peux pas regarder les photos de ma fille avec tous ses tuyaux et je suis tellement jalouse de ses mamans qui marchent dans les couloirs de l'hôpital avec leur petit berceau transparent. et celles qui disent "j'en suis à 40 semaines j'en peux plus" j'ai juste envie de leur dire que j'aurais rêvé avoir mal au dos et avoir des contractions si ça aurait voulu dire que j'aurais gardé ma fille au chaud si longtemps. et toutes les emissions comme baby boom sont banis :$ superbe article :)

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  3. Perso accouchement difficile... J'étais très butée, non pas de césarienne. Et le jour dit, après 3 jours complets de contractions de plus en plus douloureuses, il a fallut se résoudre en fin de journée, césarienne en urgence, ma mini ne s'était tout bonnement pas engagée dans le bassin.... Maintenant encore j'ai du mal, impression de ne pas avoir fait mon boulot de mère, même si j'ai conscience qu'il en allait de sa santé et de sa vie, puisqu'elle avait un tour de cordon... L'avantage c'est qu'avec les douleurs insupportables et la cicatrice que j'ai à présent, pour les suivants, je n'hésiterai pas, faites donc la césarienne! J'ai pu positiver et en voir les avantages.... Ma miss n'a pas trop souffert, un coup de réanimation et elle était en forme... Mais 8 mois après sa naissance, je ne digère toujours pas cette césarienne...

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  4. Comme je te comprends! J'ai accouché de BB2 il y a presque 4 mois à 7 mois de grossesse. Je suis restée 3 semaines hospitalisées et ma puce a dû rester 1 mois en néonat. C'est une sacrée épreuve et même si mon bébé a repris des forces, je vis avec ces images et cette angoisse chaque jour. Je rois que je resterais marquée à vie. J'ai d'ailleurs écrit deux articles sur mon blog à propos de cette part intime car j'ai besoin que ca sorte. Ma première grossesse était idyllique comme quoi chaque grossesse est diffèrente! Mais je comprends que ça laisse des traces...je ne suis pas encore remise ❤️

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  5. Bonjour Laura!!! Comme je te comprends. J'ai eu un accouchement idéal. Cela a duré très peu de tps, je n'ai pas eu le tps de la péridurale. Mais mon bébé étant né à 7 mois et demi, et n'étant pas du tout préparé à ça (aucun signe avant coureur), il m'a été très difficile de le voir 2 secondes puis partir avec le personnel soignant. On se retrouve seule dans la salle de naissance en ayant peine à croire à ce qui vient de se passer. on reste un long moment seule et on broge. Après tout comme toi, mon bébé est allé en néonat pdt 3 semaines et je ne l'ai eu en chambre qu'au bout de 15 jours. N'étre les seuls avec le papa à pouvoir le toucher, on se demande même par moment si on a bien accouché. c'est un peu comme si on survolait tt ça (enfin c com ça que je l'ai ressenti). J'ai eu un happy end comme toi puisque nous avons fini par rentrer à la maison mais là on guette le moindre bruit. On est presque angoissé de ne plus avoir le moniteur et tous ses bips. Un an après avoir accouché, j'ai fait une déprime et je suis convaincue que c'est lier à cela. Les proches ne peuvent pas comprendre ( même s'ils essaient)et je pense qu'on n'oublie jamais vraiment.
    J'ai eu l'impression de ne pas être mère tout de suite et j'en était même à envier les mamans qui avaient leur enfant avec elle. Voilà mon expérience qui moi aussi, m'a beaucoup affecté même si maintenant mon petit bout est plein de vie.
    Lilou

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  6. Ton histoire m'a mis les larmes aux yeux.

    Je n'ai pas vécu tout cela, enfin pas tout a fait. J'ai eu mon grand à presque 16 ans, j'ai su son existence à 5 mois et demi de grossesse et il est né prématurément 2 mois plus tard, j'avais donc eu une grossesse très courte mais pour m'achever on me l'a enlevé et mis en couveuse pdt 8 jours. J'étais une ado seule ds une chambre de mater, entouré de regard méchant et de bb qui pleure, j'en ai bien déprimé :-( Mais il a aujourd'hui presque 15 ans, a eu son brevet des collèges et je me souviens de tt comme si c'etait hier, mm des petits chaussons qu'une dame dans la chambre voisine m'avait tricoté pour me "réconforter"

    Mon second malgré 25h de boulot tt s'est très bien passé. Il va avoir 5 ans fin aout.

    Et ma dernière, de 18 mois, elle a eu une naissance compliqué, fini en césarienne d'urgence dont j'ai mis pas mal de temps a m'en remettre,j'ai 8 mois de complications, avec parfois des anti bio, une réopération, 8 mois d'infirmière et pdt ce tps je n'ai pas eu le droit de l'allaiter pour ne pas lui refiler la merde de staphilocoque attrapé a la mater, pas le droit de trop la porter car mon ventre était ouvert pdt 8 mois. D'écrire cela me donne les larmes aux yeux car j'ai l'impression d'avoir loupé un truc, que le lien est moins fort avec moi qu'il ne l'ait avec son pere.

    Oublié je ne sais pas si c'est possible, ça s'atténue peut être.

    Bisoux ma belle et merci d'avoir partagé un bout de toi, un bout de vous <3 <3

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  7. Bonjour Laura....Je te comprends à 100%. J'ai eu 2 accouchements très médicalisés et le second aurait pu mal se terminer.....Tu passeras un jour au delà de toute cette souffrance que tu as vécue ! Perso Il m'a fallut 3 ans avant de décider de faire un second bébé !! Si tu souhaites échanger en privé, fais le moi savoir. Laetitia

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  8. Salut.

    Mon accouchement n'a pas été de tout repos non plus et ce fut compliqué un certain temps (remords de ne pas avoir été à ses côtés les premières heures alors qu'on m'avait rabaché que c'était le moment le plus important, le peau à peau et cie...)
    J'ai été déclenché (déjà pas très glamour) puis tout s'est enchaîné : péridurale, masque à oxygène, affolement de la sage femme puis de l'obstétricien.
    Pour finir en césarienne sous anesthésie générale. Mon homme m'a vu partir et à eu la peur de sa vie.
    Je me revois sur la table froide, les médecins en train de me badigeonner le bide de betadine, nue comme un ver.
    J'étais paniquée au réveil car je n'arrivais pas à parler et je voulais juste savoir si mon bébé allait bien.
    Je n'ai pas pu m'en occuper le 1er jour ni la 1ère nuit. Il est né à 17h et je ne l'ai vu que 10min à 20h... Puis le lendemain.
    Voilà pour mon histoire !
    Mais tout le monde va bien aujourd'hui !
    Je n'oublie pas mais les remords s'estompent.
    Je sais que je ne pourrais pas être déclenchée une seconde fois donc ce sera césarienne programmée!

    Bisous

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  9. Bonjour Laura. Ca a du être très difficile, et je comprends tes réticences. Personnellement, j'ai failli accoucher à 6 mois de grossesse, je suis restée hospitalisée 10 jours pour essayer d'arrêter les contractions qui ont fini par cesser après un gros traitement. Puis alitée jusqu'au bout avec contrôles constants. J'ai eu de la chance que ma petite reste au chaud presque jusqu'au terme. Par contre accouchement très difficile qui a duré plus de 24h, j'ai fini par être déclenchée et sans péridurale (je n'y ai pas droit), j'ai énormément souffert. C'était il y a bientôt 4 ans et je n'ai pas oublié. Il n'y aura pas de 2ème, je ne me sens pas assez forte ! Mais j'ai pu vivre avec ma fille tous ces premiers instants, et je comprends que de les avoir manqué doit être atroce pour toi. Peut-être l'envie de vivre ça pourra t'aider à dépasser tes angoisses -bien légitimes- pour un éventuel petit 2ème ? Bises :)

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  10. Je peux te comprendre.... Avec la péridurale, j'ai eu du mal à percevoir si je poussais bien, du coup je mettais du temps, et bébé souffrait... J'ai dû pousser plus fort, et hop, bébé est arrivé, mais ayant travaillé en milieu médical, j'avais bien vu qu'il n'était pas rose comme il aurait fallu... le gynéco et la sage-femme l'ont vite repris, et sont allés dans la salle de réanimation... le papa s'inquiétait, et moi je ne pouvais rien faire, installée sur la table... puis je l'ai entendu pleurer... on me l'a ramener, je l'ai câliné, puis on m'a expliqué que par mesure de précaution, la pédiatre néonat de l'hôpital voisin allait venir le prendre pour le mettre en observation.... j'ai eu mal, je ne voulais pas, non je ne voulais pas, mais par mesure de sécurité, il le fallait... alors le pédiatre l'a emmené, je lui ai dit et redit que je l'aimais... le papa l'a suivi, je suis restée seule, toute la soirée, et la nuit.... plus de gros bidon, pas de bébé, pas de chéri...
    j'ai été transportée le lendemain apmidi dans l'hôpital où bébé était, et j'ai demandé de suite à aller le voir.... je l'ai enfin eu contre moi, sans qu'on me le prenne, et on a dormi 2 ou 3h comme ça, l'un contre l'autre....
    alors oui je te comprend... grosses bises !

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  11. Quelle horreur de lire ces mots.. C'est un traumatisme qui ne passera pas comme ça.. Pas tout seul!! J'ai une sage femme formidable qui me dit tjs qu'il ne faut pas avoir parler de tout ça a des spécialistes.. Sage femmes ou psychologues..
    Tu décris très bien.. On ta volé ces premiers instants où l'on crée le lien avec notre petit bout.. Et ça rien ne le remplacera!!
    On n'oublie pas! C'est oas vrai, on accepte et on atténue.. Mais on n'oublie pas..
    Et même si ton petit va bien, ça n'empêche pas qu'il ta manqué ces moments..
    Pour ma fille je voulais un accouchement sans péridurale, on avait préparé de la musique pour la salle de travail et pleins de technique pour passer la douleur..
    Et au final j'ai perdu les eaux, on m'a déclenché au bout de 3j et comme rien ne se passait on m'a programmé pour une césarienne le lendemain..
    Quelle déception de n'avoir même pas eu 1 contraction!! Tout les projets volaient en éclats..
    Et au final 2h après l'annonce de la césarienne le travail à commencé. Pas de salle de travail, j'étais en chambre, pas de musique, pas de ballons pour la douleur.
    Mais je l'ai fait Pas de péridurale!!
    J'ai été actrice de mon accouchement, j'ai sentie ma fille descendre dans le bassin..
    Ce n'est oas un moment de plaisir mais quand même!!!
    C'était merveilleux, j'ai adoré mon accouchement suivie du peau à peau.. Les yeux dans les yeux...
    Et il l'a bien fallu ça pour réaliser que ma fille était la..
    Et je te souhaites de vivre un accouchement comme tu le voulais.. Je te souhaites d'avoir moins de stress pour ton second..
    Mais je pense que pour ça tu dois exorciser ce que tu as vécu..
    Bon courage !!!

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  12. J'ai ce sentiment aussi... on m'a volé les premiers instants de la vie de ma fille, ses pleurs ont été le seul soulagement au milieu d'une souffrance atroce... 7 mois après lorsque j'entends "ouais bon t as eu mal mais elle va bien", ça me fait bondir... même si effectivement j ai eu plus de chances que toi...

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  13. http://bebe.doctissimo.fr/blog/14077-Redacteur-invite-une-maman-en-avance-apaisee-.html
    Lorsque j ai écris ces quelques lignes il y a 4 ans, je me pensais apaisée... C est en réalité loin d être le cas.. Je suis passée a une étape différente, celle de l acceptation de la différence pour mon mouton qui est reconnue handicapée...
    Je n ai par contre jamais eu de mal avec les photos, mon cerveau a toujours occulté les appareillages.

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  14. Bonsoir

    Comme je comprends tout ces mots.

    A la 2ème écho on a diagnostiqué à mon fils un pied bot, j'ai tres mal vécu mes derniers mois de grossesse même si l'équipe médicale m'avait préparé à tout ce qui allait se passer dès sa naissance : plâtres, attelles, kinésithérapeute... A 7 mois j'ai déclaré une cholestase : maladie du foie qui n'a pas d'incidence pour la maman mais qui peut engager le pronostic vital du bébé, monitorings tous les deux jours et accouchement déclenché avant la 39eme semaine. Je vis la fin de ma grossesse tant bien que mal, on me déclenche et là le cauchemar continue, le 1er déclenchement ne donne rien, le 2ème est encore plus douloureux ! Après 40 heures de contractions, on me pose la péridurale mais la sage femme veut attendre que l'effet s'estompe pour que je ressente les contractions ��
    Au bout de 45min, le 6 juin 2013, je suis épuisée, la sage femme appelle l'obstétricien et mon bébé arrive grâce aux forceps !

    24h après mon fils est transféré d'urgence à trousseau pour un volvulus du grêle, son père signe une décharge en cas de problème... Il est branché de partout, sous assistance respiratoire. Son pied attendra...
    Il est opéré le 8 juin 2013 à 3h00 du matin, à 7h00 on nous appelle pour nous dire que tu s'est bien passé mais qu'il a fait un arrêt respiratoire pendant l'opération et qu'un électrocardiogramme va être fait pour une recherche de séquelles éventuelles... Le cauchemar continue !

    L'électrocardiogramme est normal, mon fils est transféré après 5 jours de réa où seul mes parents on pu lui rendre visite pendant 15 min habillé stérilement de la tête au pied...

    Après une semaine il intègre la néonat. Il est nourri par sonde, scopé h24... Au bout de 3 semaines d'hospitalisation on nous annonce qu'il peut peut sortir, je refuse, je n'ai plus confiance dans le corps médical alors les infirmières respecte mon choix, je n'ai pas encore créé le lien avec mon fils même si je l'aime déjà d'un amour inconditionnel...

    Il sortira une semaine plus tard dans le cadre d'une hospitalisation à domicile avec un accompagnement des puéricultrices tous les jours pendant 2 mois...

    Aujourd'hui c'est derrière nous même si son suivi médical pour son pied est quasi quotidien.

    Ceci est un bref résumé de notre début de vie à trois, je n'oublie pas, nous n'oublions pas. Nous avons désiré un second enfant très rapidement et là j'ai dû subir une img à 5 mois et demi de grossesse, c'était un petit garçon...

    Aujourd'hui j'ai peur mais l'envie sera plus forte que tout et je vais m'obliger à être sereine pour ma 3ème grossesse ��

    Je te souhaite de pouvoir un jour connaître un accouchement merveilleux, des photos de naissance toutes plus belles les unes que les autres...

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  15. Bonjour

    Cest très émouvant ton histoire. On oublie jamais et heureusement cela fait partie de notre vie et de celle de nos enfants. Rien est idyllique. On oublie jamais mais les souvenirs désagréable s'estompe et le quotidien prend le dessus...
    Je n'ai pas vécu la neonat avec mon fils alors peut être que je suis une chanceuse.
    Mon fils a bientôt 4 ans. Une grossesse parfaite : pas de nausée, en "pleine forme", j'ai adoré les 9 mois de grossesse même si le dernier est plus éprouvant et que j'ai pris beaucoup de poids. Ah la la... Ces fameux cours de préparation... On nous prépare à beaucoup de choses mais pas a tout !
    En résumé : je perds les eaux a la maison, direction la maternité mais tranquillement... 1h30 apres j'y suis. Arrivée à 7h30 le 11/11/2011... Le personnel médical me demande "c'est un premier?" , oui c'était le cas... Gentiment on m'explique que ça va durer un certain temps le premier... En moins de 2 h s'est succédé une douche, une dilatation totale à 10, une poussée en vain, des contractions douloureuses, une tentative de poSe de péridurale mais inefficace, puis une césarienne, totalement réveillé, un hurlement de douleur et une voie qui me résonne encore certain jour "il faut l'intuber", c'est de moi dont on parlait... On m'avait ouvert et j'étais consciente. Je me suis réveillée dans une salle en me demandant ou était mon gros ventre : était ce un cauchemar ou bien le monde réel.
    J'ai raté le premier biberon, raté aussi le bébé tout sale que l'on vous apporte, les premiers pleurs et premières mimiques....
    Dans le flou total , on me ramène dans une chambre ou je retrouve mon fils et mon homme. Il s'effondre "j'ai cru que tu étais morte". Un moment de calvaire pour notre couple cet accouchement.
    Des semaines pur s'en remettre et accepter ce fils qui m'a fait si souffrir. On m'a ouverte.
    On n'oublie pas mais cela s'estompe.

    Aujourd'hui j'ai eu un deuxième petit mec. Il fêtera ces 3 mois dans quelques jours. Faut il etre barjo pour remettre ca ? Oui sûrement ? Un accouchement par voie basse... Tout arrive ! J'ai vu mon bébé sale, j'ai vu mon bébé posé conte moi et mon chéri pleurer de joie.

    On oublie pas. On avance. Notre couple se renforce. Et on recommence.

    Mes fils sont la prunelle de mes yeux.

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  16. Wow... je suis bouche-bée! Cet article était tellement touchant! :)

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  17. Ton article est très touchant Laura. Etant moi même jeune maman, je n'ose imaginer comment j'aurai réagi si ma fille était née avec des complications. Il est vrai que le plus important est que votre Lucas soit en bonne santé à présent. Vous ne pourrez rattraper le temps perdu, mais vous avez de jolis moment à vivre. Je vous souhaite beaucoup de bonheur !

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  18. Coucou.

    J'ai relativement bien vécu mon accouchement. Honnêtement je crois que j'étais totalement déconnectée.
    J'ai été hospitalisé une semaine pour menace d'accouchement prématuré. A 7 mois de grossesse, perfusion, produit pour maturer les poumons. Ouverte à 2. Le gygy me parlait un petit bébé de 1kg8 à peine tout pour être stressé.
    Bref. J'ai tenu deux semaines alitée avant de devoir partir à la maternité. Heureusement j'ai accouché un dimanche matin, donc le papa était présent car sinon je ne serai jamais arrivée à temps à l'hôpital (d'ailleurs on m'a dit que le prochain je l'aurai dans la voiture)
    Bref j'ai fait une hémmoragie, donc je n'ai pu avoir mon fils que 5min aux bras, ensuite de midi à 17h je ne l'ai pas vu, pas entendu, pas touché, j'étais seule en salle d'accouchement, le temps de récupérer de l'anesthésie qu'on m'avait fait pour arrêter l'hémorragie.
    Ensuite on a donné la tutu à mon fils sans mon accord, on lui a donné le bibi alors que je voulais allaiter.

    Bref vive la communication.
    Mais je ne me plains pas, il n'est resté que 15j en neo-nat, c'état un gros bébé 44cm pour 2kg400 :)
    Monsieur ne savait simplement pas têter tout seul, donc sonde pendant 14j /:
    J'espère que tu finiras pas t'apaiser, peut-être pas oublier car c'est surement impossible mais le vivre mieux <3 si besoin hésite pas ;)

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  19. Chaque grossesse est différente, aucun accouchement ne se ressemble.
    Une mésaventure qui malheureusement vous a touché vous.
    Sans être très croyante je donne une place importante au destin... Ce n'est pas l'accouchement ni les suites de couches que vous aviez imaginé mais le fait est que ces durs moments du début de la vie de votre enfant font parti de son histoire et qu'il ne serait sans doute pas l'enfant formidable qui partage votre vie actuellement si les choses c'étaient déroulées autrement.
    Il vous a vu vous battre avec lui et vous avez pu lui démontré dès ses premières heures que vous seriez tjs à ses côtés.
    Vos prochaines grossesses et accouchements seront différents parce que chacun a son histoire.

    Vous avez enduré des choses très dures et votre enfant aussi et cela crée aujourd'hui ce lien magique qui vous unis.

    Bon courage pour la suite :)

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  20. Chaque grossesse est différente, aucun accouchement ne se ressemble.
    Une mésaventure qui malheureusement vous a touché vous.
    Sans être très croyante je donne une place importante au destin... Ce n'est pas l'accouchement ni les suites de couches que vous aviez imaginé mais le fait est que ces durs moments du début de la vie de votre enfant font parti de son histoire et qu'il ne serait sans doute pas l'enfant formidable qui partage votre vie actuellement si les choses c'étaient déroulées autrement.
    Il vous a vu vous battre avec lui et vous avez pu lui démontré dès ses premières heures que vous seriez tjs à ses côtés.
    Vos prochaines grossesses et accouchements seront différents parce que chacun a son histoire.

    Vous avez enduré des choses très dures et votre enfant aussi et cela crée aujourd'hui ce lien magique qui vous unis.

    Bon courage pour la suite :)

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  21. Chère Laura,

    Je ne m'attendais pas à lire un article de ce genre sur ton blog, où je viens quasi chaque jour d'ailleurs. Il résonne tellement en moi... c'est incroyable.
    Mon petit mec à presque le même âge que le tiens, je me rappelle avoir lu le récit de ton accouchement alors que j’avançais bien ma grossesse. Ça m'avait impressionnée, et je ne pouvais pas imaginer que 4 mois plus tard, je vivrais moi aussi un jour qui serait loin d'être le plus beau jour de ma vie!!! J'ai moi aussi pleuré amèrement sur cet accouchement tellement difficile, sur ces blessures physiques bien réelles, mais aussi sur ces blessures psychologiques qui feront partie de nous pour la vie. Une 1ère nuit dans la chambre d’hôpital sans mon bébé, la maman d'à côté qui bichonne le sien, les médecins qui nous annoncent que quelque chose ne va pas, qu'il a probablement une maladie génétique, qu'il faudra être courageux, mon minuscule bébé qui part en ambulance vers un hôpital plus adapté, le sentiment de vivre un cauchemar, et puis la néonat pendant de longues semaines, les examens qui se succèdent, la peur au ventre, l'angoisse de le voir mourir, les médecins qui cherchent, qui pensent avoir trouvé, qui nous disent qu'on pourra rentrer, et puis le dernier examen, le cardiologue qui nous dit qu'il y a un problème, et tout s'écroule à nouveau. Il faut recommencer les investigations, le diagnostic ne colle plus... bref...
    Tout ceci est TELLEMENT loin de tout ce qu'on imagine quand nos petits bouts sont encore bien au chaud au creux de nous. C'est tellement rude, contre nature...
    Tout comme toi, j'ai eu beaucoup de mal à faire le deuil de tous ces petits moments délicieux que l'hôpital nous vole (involontairement bien sûre, car heureusement que ces médecins sont là pour garder nos petits en vie!!!)
    Presque 2 ans après, tout ce parcours incroyablement difficile est encore bien présent. Comme toi, je n'oublie pas. Et pour nous, il continue malheureusement, car l'hôpital est resté bien présent dans nos vie et celle de notre petit guerrier. J'ai cru comprendre que pour ton mari aussi...

    Mais il y a une chose dont je suis certaine: ces expériences douloureuses nous rendent plus fortes, plus conscientes de la chance que nous avons d'avoir nos enfants près de nous. J'ai un petit pincement au cœur quand je vois autour de moi toutes ces femmes qui deviennent mères facilement, qui ont des enfants en parfaite santé, sans se poser de questions, mais je sais aussi que nos histoires sont une richesse qu'il faut garder précieusement.
    Et non, il ne faut pas oublier.
    Il faut vivre avec.
    Et toi et moi apprenons à le faire chaque jour.

    Je t'embrasse depuis la Suisse.
    Sarah

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  22. Bonjour,
    Je te comprends totalement....j'ai vecu la meme chose pour ma fille.
    Apres 7 ans d'attente, 3 fc , une insemination, j'etais enfin enceinte mais grossesse a risque, alitee piqures quotidiennes.....je n'ai plus bougé de mon canape en me disant qu'il fallait que je tienne pr elle...pr qu'elle ne soit pas premature....arrive enfin les 8 mois, danger ecarte et ma puce a decide d'arriver ....accouchement de reve malgre un siege...au moins un bon souvenir ! Elle etait la, tte jolie et choufflue ms a qques heures de vie elle etait en hypoglycemie severe ! Emmene en neonat , sur une spaciale , en couche, un tube nasogastrique pr l'alimenter , une perfusion a son nombril puis un catheter pr le glucose....on a pu faire notre premier peau a peau elle avait un mois ms avec l'aide des infirmieres....ils ont mis du tps a trouver ce qu'elle avait....hyperinsulinisme , mise en place d'un traitement....je suis rentre sans avoir ouvert son sac, sans bebe....

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  23. Je ne suis pas maman mais ton article m'a beaucoup touchée...
    Les personnes qui te disaient "tu oublieras" parlaient très certainement de la douleur physique de l'accouchement, et c'est vrai que celle là s'efface généralement très vite face au bonheur de tenir son enfant dans ses bras etc. Ce que tu as vécu, la séparation immédiate, la peur, tous ces moments volés et ce BONHEUR volé en somme c'est totalement différent, ça laisse des traces qui ne s'oublient pas forcément "comme ça" (certaines y parviennent, je leur dis Bravo, mais on a le DROIT aussi d'être "traumatisée").
    A mon avis vu que ça fait près de 2 ans et que tu sembles encore très marquée ça ne passera pas "tout seul". Même en échangeant sur ton blog ou dans certains groupes sur FB, pour l'avoir fait face à d'autres difficultés ça ne t'apportera pas forcément grand chose au final.
    Je te conseillerai plutôt de voir un psy, quelques séances ou plus longtemps selon l'évolution, pour pouvoir évacuer avec lui/elle tout ce mal qui te ronge : l'angoisse pour ton fils, la colère de tous ces instants volés, la peur (pour l'avenir, un autre enfant...). Que ce soit en parlant, en criant, en pleurant, il te faut évacuer tout cela avec un psy en face qui saura trouver les clés pour apaiser les principaux points et t'aider CONCRETEMENT à évoluer (dans le sens positif du terme / travail sur soi). Rien ne t'empêche en parallèle de "papoter" avec d'autres mamans, au contraire ton expérience sera encore plus riche : D'où tu es partie/la situation de base, l'évolution au fil des séances, jusqu'au jour où tu pourras dire ENFIN je suis libérée et j'envisage l'avenir sereinement.
    Cette démarche me semble d'autant plus importante que cela semble te bloquer dans la perspective d'un nouvel enfant. Et aussi que tu décris un comportement très (sur)protecteur et angoissée par rapport à ton fils. Or (je suis désolée de te l'apprendre si c'est le cas...) les enfants, même tous petits, sont de véritables éponges, ils ressentent toutes les émotions de leurs parents et donc il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps. 2 ans c'est déjà beaucoup alors il est temps de prendre le taureau par les cornes une bonne fois pour toutes !!! Pour votre bien-être à tous (y compris ton conjoint, que ton psy inviteras peut-être à une ou 2 séances pour qu'il ne soit pas exclu de cette démarche mais acteur lui aussi).
    Quelques conseils pratiques :
    - Ne pas hésiter à changer de psy si tu sens au bout d'une à 3 séances que le contact ne passe pas, que tu n'arrives pas à te "lâcher" et t'exprimer en toute intimité. Un psy c'est un peu comme un mec : On ne trouve pas forcément le bon du 1er coup ;-) Homme ou femme c'est à toi de voir avec qui tu es la plus à l'aise
    - Un psychologue ou un psychothérapeute (+ cher) ne sont pas du tout pris en charge par la Sécu donc l'aspect financier peut jouer. Si vraiment ça "coince" côté finances un psychiatre lui est pris en charge par la Sécu (+ une part mutuelle) mais là il te faudra une lettre de ton généraliste. Et attention un psychiatre est un médecin donc ils ont "naturellement" tendance à prescrire des médocs... Ce que je ne conseille pas, en tout cas pas dans un 1er temps, avant d'avoir tenté une "bonne vieille" thérapie à l'ancienne, c'est à dire par la parole et l'échange !
    Voilà pour mon petit (gros ?) speech du jour !!!
    Bon courage

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  24. Coucou!
    Je ne suis pas maman, je ne compte pas en avoir de si tôt (J'ai 21ans) mais ton article m'a énormément touchée. Je te suis depuis pas mal de temps sans forcément commenter tes articles ou photos, je te suis même sur Snapchat. J'étais "là" quand tu as commencé à écrire sur Lucas, je savais donc que tout ne s'était pas bien passé mais tu et vous êtes vraiment courageux et aujourd'hui on peut voir comme vous aimez votre fils. Bien sûr tout parent aime ses enfants mais vous avez un amour unique pour lui qui se ressent énormément dans tes diverses publications, je t'admire presque pour cela, j'aimerais avoir la même relation avec mes enfants plus tard.
    En tout cas, s'il y a une chose dont tu dois être sûre, c'est que je suis sûre que le jour où tu réussiras à "passer le cap" (Et j'espère vraiment que tu vas y arriver), tu aimeras ton second enfant autant que tu aimes Lucas et c'est ce dont un enfant à le plus besoin.
    Je vous souhaite encore beaucoup de courage pour réussir à "oublier", et je pense que vous n'oublierez jamais mais qu'il faut que vous réussissiez "l'impossible"!
    (Yulli0705 sur les réseaux sociaux)

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  25. Coucou. Je te suis depuis un moment maintenant et je dois dire que cette article m'a beaucoup touchée. A travers tous tes articles, on peut ressentir ton peps, ton amour pour ton petit bout mais sans jamais se douter de ce qu'il s'est passé pour toi. Je suis enceinte actuellement et je n'ose imaginer ce que tu as dû vivre. En tous cas, ton petit bonhomme à l'air en pleine forme et vous pouvez maintenant rattraper tous ces moments perdus et avez toute la vie devant vous pour en vivre encore plein d'autres et c'est là l'essentiel ! En tous cas, bravo pour ton courage dans ces moments difficiles et que l'avenir ne vous apporte que des bonnes choses !!

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  26. Je passe par hasard sur ton blog
    maman de 4 enfants dont des triplés nés à 7 mois j ai connu la neonat, j ai pleuré comme toi, j ai eu peur ...... mais jamais je n'ai pensé qu on m'avait volé quelque chose !!
    sans cette neonat et cette hyper médicalisation j aurais pleuré oui ...... mais sûrement leurs morts !
    Relativisons et positions et allons de l avant a toujours été ma devise plutôt que de regarder mon nombril . Ils ont 17 ans ��

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  27. Bonjour Laura.

    Je confirme, on fonction des circonstances, on oublie... ou pas.

    Ma première : grossesse idéale, accouchement parfait mais difficile car la péridurale n'a pas fonctionné, alors que je l'avais voulue et que je ne m'étais pas préparée à l'éventualité de ne pas l'avoir. Difficile physiquement donc, puisque pas du tout prépare à la gestion de la douleur et aux exercices de respiration. Difficile psychologiquement aussi, SUR LE MOMENT, parce que j'étais complètement paniquée par cette souffrance qui débordait.
    Mais c'est l'accouchement dont je me suis remise le plus facilement, physiquement et psychologiquement. En la prenant dans mes bras, j'ai effectivement tout oublié, et quelques heures après je cavalais dans la chambre !!! Dans ma tête, je savais que j'allais embrayer sur une deuxième grossesse dans pas si longtemps que ça (je voulais que mes deux premiers aient 2 ans d'écart). L'idée ne me posait aucun problème.

    Deuxième accouchement : idéal. Péridurale ok, même si déclenché. Je me suis même offert le luxe de faire une petite sieste prenant le travail pour faire passer le temps !!!!
    He bien j'ai mis beaucoup plus de temps à me remettre de cet accouchement physiquement ! Gros épuisement, je ne sais pas pourquoi. Je savais que je voulais d'autres enfants, mais clairement PAS TOUT DE SUITE !

    Troisième accouchement : le cauchemar. Rapide, moins d'une heure. Je n'ai clairement pas vécu mon accouchement en fait. J'ai perdu du sang chez moi (je croyais perdre les eaux, pour te dire le débit). On fonce à la clinique, échographie, la sage-femme ne trouve pas l'origine du saignement, trek au gynéco qui cherche et ne trouve pas non plus (tout ça prend 1/4 d'h maxi). Et là le gynéco se plante devant moi : "Madame, on n'est pas sûrs, mais on suspecte un hématome rétro placentaire. Si c'est bien ça, la vie de votre enfant et la vôtre sont en danger, il faut intervenir tout de suite." Je te dis pas la sensation de panique qui nous a envahie, mon chéri et moi. On pleurait tous les deux, une trouille insupportable, moi de mourir et de perdre mon bébé, lui de nous perdre tous les deux.
    Un nouveau 1/4 d'h plus tard, j'étais en rachis sur la table d'opération. Moins d'une heure après le constat de la perte de sang, mon bébé était là, un câlin vite fait, et direction couveuse par précaution. Mon mari est parti avec. Je ne savais pas comment bébé allait, ni comment j'allais.
    Je ne suis pas encore remise de cet accouchement. Je voulais 4 enfants, il est clair que je n'en aurai pas d'autre. Je ne veux plus jamais être enceinte pour ne plus jamais risquer de revivre cette panique. J'étais clairement en syndrome post traumatique pendant au moins 1 an. Ça va mieux maintenant (il aura 3 ans fin août), mais je persiste : plus jamais ça.

    Conclusion : les douleurs d'un accouchement classique sans péridurale qui se passe bien, oui, on oublie. Tout de suite, et on est prêt à remettre ça même peu de temps après.
    Un accouchement traumatisant, que ça soit l'accouchement lui-même ou ses suites, soit pour le bébé soit pour soi, on n'oublie pas. Jamais.

    Dans ma chance, j'ai déjà 3 enfants. Donc ne plus "pouvoir" (psychologiquement) avoir d'enfants, c'est pas grave pour moi, même si j'en voulais quatre.

    Je te fais de gros bisous. Tu t'en remettras, ne t'en fait pas. Avec le temps. Mais tu n'oublieras jamais, non.

    <3

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  28. Ton article est touchant, tout ce qui touche à la maternité chez une femme est douloureux quand ça se passe mal. Pour ma part je t'envie énormément car malgré les épreuves que tu as eu, tu as eu la chance inouïe d'avoir mener à terme ta grossesse. J'étais enceinte de jumeaux, lors d'une échographie on m'annonce que leurs petits coeurs ne battent plus (et je te passe les détails de comment tout s'est terminé parce que là non plus je n'ai pas eu de chance), une douleur dont je n'imaginais pas l'importance avant que cela arrive. On m'a arraché ce bonheur, chaque jour qui passe j'envie chaque maman que je croise d'avoir cette chance d'avoir un enfant en bonne santé. Savoure la chance que tu as ;)

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  29. Salut l'aura...

    - c'est vrais tout le mondes dit que qu'après quel quel que heur avec cette douleur de l'accouchent et une fois que cette Ange sera la, tout sera oublié...
    C'est vrais quand tu le vie ! Met quand ont ne le vie pas cest vraiment autre chose et que l'on enlève ton enfant ton bébé ta vie et entouré de médecins car sa vie est en danger tout devient flou ! C'est tellement dur d'attendre de savoir se qu'il la... de savoir si cette Ange va sensortir ! Les jours son long je c'est se que c'est sa fait.. sais juste horrible de ne pas pouvoir faire sais premier câlin sais première change sais premiè biberon ou de ne pas pouvoir lui donnée le sein. Et sa malgré tout sa s'oublira pas. Je suis très heureuse pour vous que votre ange sois en bonne santé. J'espère que j'aurais cette même chance que ma princesse sans sorte

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  30. Je comprends et ça me parle, mon dernier article fait echo au tien. Souvent les proches ne peuvent pas comprendre et de ne pas être reconnue dans sa souffrance je trouve que c'est vraiment difficile

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  31. Bonsoir Laura,

    Je te suis sur Instagram et j'ai eu envie de découvrir ton blog. Je vois que nous avons des points communs concernant l'accouchement.
    Pour ma part j'ai accouché à 5 mois et demi d'une petite princesse qui pesait à peine 800gr. Elle a été transférée le soir de sa naissance dans un CHU et moi je suis restée sans elle dans l'hôpital où j'ai accouché. J'ai fais plusieurs complications et plusieurs jours en réanimation m'ont été nécessaire avant de pouvoir rendre visite à ma fille. Avec tout ça je n'est pu la voir que 5 jours après sa naissance.
    3mois et demi d'hospitalisation lui ont été nécessaire avant de pouvoir rejoindre notre maison. Après 4 septicémies, 3 transfusions, 1 entérocolite et j'en passe nous avons enfin pu connaitre le bonheur de franchir le seuil de la maison avec notre fille dans les bras.

    Malheureusement non on oublie pas, les angoisses, les nuits blanches à ruminer... et quand les gens nous disent "c'est bon maintenant elle va bien", certe nous avons échappés au pire mais nous vivons les conséquences de cette naissance trop tôt chaque jour.

    En espérant que nous connaitrons une prochaine grossesse idyllique, ou l'on posera notre enfant sur nous après notre accouchement et qu'il reste à nos côtés.

    Pauline

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