mardi 28 juin 2016

Premiers pas à l'école : le cauchemar absolu

J'étais angoissée par ce rendez-vous. Bien que cette étape de la vie soit parfaitement normale j'avais l'impression de perdre mon bébé... Je me suis préparée comme si je me rendais à un bal histoire d'être au moins bien dans mes pompes, mais une petite part de moi était contente car Lucas se réjouissait d'aller découvrir son école et surtout sa maîtresse.

Si j'avais su... 40°, plus de cent personnes, une salle de 80m2, des bancs minuscules, des jouets et des ballons visibles mais enfermés, des parents en retard qu'il a fallu attendre... Au-delà du fait que mon brushing commençait sérieusement à se casser la gueule, mon fils était au bout du rouleau. Il a commencé à s'impatienter très très très rapidement.

Assise sur mon banc et en train de me liquéfier, j'ai vu le drame se profiler devant moi. Après 20 minutes à essayer de le calmer en lui expliquant la situation, les derniers parents sont arrivés. 
La directrice de l'école a alors pris une grande inspiration pour nous souhaiter à tous la bienvenue, malheureusement Lucas a fait exactement la même chose au même moment pour nous pousser le plus puissant des hurlements. Je ne savais même pas qu'il avait autant de souffle. 
Évidemment, pendant ce cri et avant qu'il reprenne sa respiration pour continuer son concerto, la directrice et l'ensemble des gens présents ont arrêté les bruits qu'ils faisaient tous pour nous regarder et nous offrir un magnifique silence

Nous nous sommes excusés et avons tenté de le calmer, la directrice a alors essayé de reprendre son discours, pour un court instant... Je ne sais absolument pas pourquoi mais chaque mot qu'on lui disait le faisait crier de plus en plus fort.
Croyez-moi ou non, cet instant de solitude et de honte suprême est vraiment très angoissant. 

Cet adorable petit garçon s'est momentanément transformé en Gremlins ! Une maman assise derrière nous a probablement eu de la peine et lui a tendu un chewing-gum, c'était si gentil et réconfortant pour nous qui étions un peu désemparés... Manque de bol, Lucas ne connaît pas les chewing-gums, et manque de bol ULTIME, il était à la menthe (complot ?) : alors qu'il se calmait en observant cette drôle de petite tablette, il a croqué dedans...

Vous vous souvenez du premier cri ? Une vaste blague à côté de celui qu'il nous a poussé à trois centimètres des oreilles. J'en ai encore les tympans qui sifflent/saignent.

A ce moment précis, je n'ai plus eu le choix, il a fallu que je l'emmène dans la cour pour essayer de lui parler et lui expliquer la situation au calme. J'ai alors dû me lever, passer devant tout le monde, recevoir les mots de compassion de certaines mamans "parfois on n'a pas le choix", "courage"... Il était trempé... moi aussi. Damien est alors resté et a tenté d'écouter quelques mots malgré les cris de Lucas qui raisonnaient dans la cour. 
De mon côté, impossible de lui parler, chaque mot le faisait hurler, il était en colère et je ne le comprenais plus. J'étais en colère aussi, contre lui, pour la première fois depuis sa naissance. J'ai détesté ce sentiment. 

Puis j'ai vu cette foule se lever, aller visiter les classes (c'était une réunion avec les deux classes de petite section et celles de moyenne section, beaucoup de monde donc), une maman a même fait un malaise tellement l'atmosphère était étouffante. J'ai refusé de rentrer à la maison et j'ai voulu que Lucas découvre sa classe. Le fait de pouvoir bouger lui a fait du bien et nous avons pu faire un rapide tour avant de quitter l'école.

Une fois dans la rue, Lucas est redevenu ce petit garçon drôle, mignon et intéressé par tout... J'ai terminé pieds nus car mes talons me faisaient vraiment souffrir en plus du reste, j'étais à bout de nerfs.

La seule chose positive dans cette pénible aventure c'est que je n'ai plus peur de l'école, bizarrement je suis rassurée... J'espère juste que la rentrée se fera en douceur; je pense que la chaleur, le monde, l'environnement inconnu ont généré une certaine angoisse chez lui, c'est même sûr. Mais malheureusement, il faut toujours qu'il y ait un enfant qui pleure plus fort que les autres et ce jour-là, c'était le mien.

Ps: je suis rentrée chez moi pieds nus, le brushing défait, le pantalon plein de terre et le tee-shirt plein de taches. 

dimanche 26 juin 2016

Bilan n°5 Weight Watchers, 25kg !

Un mois après mon dernier bilan je viens aujourd'hui vous raconter comment s'est passé mon régime depuis (oui j'appellerai toujours ça un régime car je n'arrive pas à faire autrement). 

Humeur et sport

Humeur toujours identique : envie et besoin de tout déglinguer. Je suis déterminée et je sais exactement où je vais. C'est donc beaucoup (BEAUCOUP) moins difficile qu'auparavant... J'ai malgré tout eu quelques très courtes périodes où mes envies de sucre sont revenues, j'ai géré ça au mieux et je suis de nouveau débarrassée de ce problème. Pour répondre à vos questions : non, je ne m'autorise pas de plaisirs particuliers (sauf lorsque je stagne depuis plus de 15 jours, je fais un repas plus riche et ça repart). Je n'ai plus envie que mon cerveau associe "bouffe" à plaisir car c'est ça qui m'a mené à l'obésité - pour lire mon article sur le déclic c'est par ici, vous comprendrez mieux.

Des chiffres

Dans le dernier bilan (n°4) la balance m'avait fait le plaisir d'afficher 4kg de moins soit -22kg depuis le départ. Les choses ont encore évolué depuis puisque j'ai perdu 3kg ce mois-ci et donc 25kg de moins au total. Je constate de réels changements, les gens n'arrêtent pas de m'en parler, effectivement ça commence à bien se voir... Et quel bonheur. Je rentre dans des vêtements qui étaient rangés dans une valise depuis plusieurs années, mes vêtements "d'avant" sont beaucoup trop grands, je perds mes pantalons... et au niveau de ma forme, c'est le jour et la nuit (pourtant, il me reste encore une  petite trentaine de kilos à perdre). 

Je retrouve le plaisir de m'habiller, je commence à me trouver jolie parfois, je suis en train de me retrouver un peu plus chaque jour. Je suis heureuse, vraiment, je ne regrette pas ces petites privations car elles m'offrent un sentiment de force et de fierté intense, et ça, ça vaut tous les hamburgers du monde croyez moi !



Quelques conseils 

Je vous ai déjà donné quelques conseils dans les différents bilans mais il faut que vous lisiez mon article sur le déclic (ici) car je suis convaincue qu'il pourrait vous aider et pourquoi pas réveiller VOTRE déclic. Sinon, battez-vous chaque jour, ne baissez pas les bras, tant que vous essayez c'est que vous êtes sur le bon chemin, que vous réussissiez ou pas. Pensez également à vous rapprocher des gens qui sont dans la même démarche que vous, dans la vraie vie ou sur Internet, les comptes Instagram de "fit girl' sont de plus en plus nombreux et ils donnent beaucoup d'idées, c'est très inspirant.

Et sinon, moi je suis là pour vous ! Vous pouvez me suivre sur Instagram, m'écrire sur Facebook, par mail ou même sur Snapchat, si je peux vous filer un coup de pouce n'hésitez surtout pas <3

vendredi 24 juin 2016

Gâteau croustillant aux trois chocolats

J'ai déniché cette recette ici mais j'ai fait quelques modifications car j'aime bien faire les choses à ma sauce. Je vous donne aujourd'hui la recette de cette merveille réalisée pour la fête des pères.

100 Gr de chocolat noir
100 Gr de chocolat blanc 
90 Gr de chocolat au lait
65 Cl de crème liquide entière 
3 feuilles de gélatine
60 Gr de farine
4 oeufs
80 Gr de sucre
2 sachets de Chantifix

50 Gr de pralinoise, 30 Gr de chocolat noir et 40 Gr de crêpes dentelles

Génoise

Mélanger les jaunes d'oeufs avec le sucre et la farine
Monter les blancs en neige et incorporer à la préparation précédente à la spatule (sans casser les blancs)
Etaler sur une plaque antiadhésive et cuire pendant 12 minutes à 170°
Laisser refroidir et découper la génoise à la taille du moule

Feuillantine

Faire fondre la pralinoise avec le chocolat noir au bain-marie
Emietter les crêpes dentelles dans le mélange précédent et mélanger
Etaler sur du papier sulfurisé ou dans un cercle de la taille du moule utilisé
Laisser prendre au réfrigérateur pendant une heure



Mousse au chocolat noir (n°1)

Faire ramollir une feuille de gélatine dans de l'eau froide
Faire chauffer 5 Cl de crème avec le chocolat noir et la feuille de gélatine
Lorsque la préparation est parfaitement lisse, laisser refroidir
Faire une chantilly avec 15 Cl de crème et un sachet de Chantifix
Mélanger les deux préparations 
Disposer la feuillantine sur la génoise puis la mousse n°1 sur la feuillantine
Laisser au réfrigérateur pendant 1 heure

Mousse au chocolat blanc (n°2)

Faire ramollir une feuille de gélatine dans de l'eau froide
Faire chauffer 5 Cl de crème avec le chocolat blanc et la feuille de gélatine
Lorsque la préparation est parfaitement lisse, laisser refroidir
Faire une chantilly avec 20 Cl de crème et un sachet de Chantifix
Mélanger les deux préparations et mettre la mousse n°2 sur la mousse n°1
Laisser au réfrigérateur pendant 1 heure

Ganache au chocolat au lait

Faire ramollir une feuille de gélatine dans de l'eau froide
Faire chauffer 20 Cl de crème avec le chocolat au lait et la feuille de gélatine
Lorsque la préparation est lisse, laisser refroidir
Mettre la ganache au chocolat au lait sur la mousse n°2 
Laisser au moins 5 heures au réfrigérateur (encore mieux toute la nuit)

Tadammm ! Je vous conseille un cercle plutôt qu'un moule, ou alors un moule en plusieurs parties (niveau taille je crois qu'il fait 23cm). Ce gâteau est un bonheur et il plaît à tout le monde... Si vous testez cette recette, n'hésitez pas à me mentionner sur vos jolies photos (Instagram par ici, Snapchat "leblogdelaura") que je me régale visuellement.

A vos spatules mes belles coquillettes <3

samedi 18 juin 2016

La violence sur Internet, ça commence à bien faire !

"Tu cherches à te faire de l'argent sur le dos de ta gamine, c'est pathétique. Et puis elle est non-voyante, c'est pas la fin du monde" 
"T'es vraiment de plus en plus grosse, arrête de bouffer"
"Avec les allocations liées à ton handicap tu te fais bien plaisir vu tes hauls"
"Je ne veux pas être méchante mais tes vidéos c'est trop de la merde"
"On n'a pas tous la chance de rien foutre et d'être blogueuse, nous on travaille"
"C'est sur que ce mec est PD, ça se voit"
"Tes dents sont dégueulasses"
"T'as trop pris la grosse tête bouffonne, tu ne sers à rien"

Voici quelques merveilles que j'ai eu l'occasion de lire ces derniers temps. Sous des photos Instagram, des vidéos YouTube, des articles de blog, des pages Facebook... Je voulais partager cela avec vous et vous poser cette question que je me pose chaque jour : pourquoi ?

C'est un débat qui a eu lieu mille fois mais pourquoi Internet est une zone où tout le monde peut pratiquer la discrimination, l'insulte, le racisme, l'homophobie, la cruauté sans qu'il n'y ait jamais de sanction ? Pourquoi ces braves gens, grâce à leurs écrans, sont protégés par une immunité absolue et presque inconditionnelle ? J'ai vu passer des campagnes (lol) qui affirmaient qu'internet n'était pas une zone de non-droit, c'est complètement faux et je le constate chaque jour. Tout le monde dit absolument ce qu'il veut. 



Pour se protéger (puisque nous sommes obligés de gérer ça nous-même) il n'y a qu'une seule chose à faire : l'abstraction, ignorer les commentaires violents, supprimer et bannir ces individus. Éviter de chercher ce que l'on raconte de nous, c'est inutile ! 

J'ai moi-même joué à ce jeu lorsque certaines de mes lectrices sont venues m'informer qu'on disait du mal de moi à tel ou tel endroit... Puis j'ai réfléchi et j'ai fait le constat suivant : on dit du mal de moi = je regarde = je suis triste = ces braves gens sont satisfaits car ils m'atteignent = ils continuent... et de toute manière ça ne changera rien puisque sur Internet personne n'est jamais condamné donc cela continuera encore et toujours. Alors que si : on dit du mal de moi = je ne regarde pas = je m'en cogne = ces braves gens ne m'atteignent plus = ils continuent mais je ne le sais même pas, voilà, je suis heureuse et tout va bien.

C'est triste mais c'est comme ça. Internet et les écrans donnent à tous ces gens un peu tordus, frustrés, malheureux, envieux, jaloux, simples d'esprit, pervers (...) une puissance absolue, un courage qu'ils n'ont jamais ressenti dans la vraie vie. Ils se vengent alors tranquillement chez eux, à l'abri des regards et des jugements. Leur clavier leur offre la possibilité de dire ce qu'ils n'auraient jamais osé dire par manque de courage dans la réalité. Ils tournent les phrases comme ils t'entendent et finalement, ils ont bien raison puisque tout cela restera totalement impuni.

Il serait grand temps que tout cela bouge un peu, que ces déséquilibrés soient encadrés, rappelés à l'ordre... J'espère qu'un jour nous nous sentirons protégés lorsque nous appuierons sur "se connecter". En attendant, méfiez-vous de tout le monde, optez pour les comptes privés, ne partagez pas tout et protégez-vous. Protégez vos enfants au maximum, interdisez les réseaux sociaux le plus longtemps possible puis gardez un œil sur tout cela, c'est capital. 

Bloquez, supprimez, ne participez pas aux débats qui vous concernent lorsqu'ils sont violents, faites votre petite vie mais n'oubliez pas de signaler ces violences, de porter plainte lorsque cela va trop loin, même si c'est comparable à pisser dans un violon, n'abandonnez pas !

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